vendredi 4 janvier 2008, par Pierre-Jean
Facebook, le réseau communautaire aux 60 millions d’inscrits, aurait un président, Arash Derambarsh, élu aux dernières heures de 2007. En quelques jours, ce Français de 28 ans, qui multiplie dans la vraie vie les casquettes — il travaille dans une maison d’édition, a déjà écrit un livre, prépare le concours d’avocat et est militant politique pour Alternative Libérale – a été interviewé dans un nombre faramineux de médias.
La société Facebook ne l’a pas organisée. Il s’est autoproclamé vainqueur en envoyant un communiqué de presse à quelques rédactions parisiennes. Lesquelles ont mordu à l’hameçon de ce jeune-qui-n’en-veut, hyperactif et ultra connecté.
Sur sa page Wikipédia, on peu lire :
Début janvier 2008, il connaît une notoriété soudaine en affirmant avoir été élu président de Facebook, via une application non-officielle[8], pour un mandat de quatre mois, de janvier à avril 2008.[9] Cette élection est critiquée par des médias spécialistes de l’Internet et des réseaux sociaux. En effet, l’élection ayant été organisée par le biais d’une application tierce à Facebook, les déclarations de Arash Derambarsh sur le pouvoir que lui confère son élection (« Personne sur Internet ne peut toucher autant de monde que moi ! »)[10] sont infondées[11], de même que la légitimité de ce statut du fait du faible nombre de votants (il a recueilli 9148 voix sur un nombre d’utilisateurs total de Facebook supérieur à 50 millions).
Arash Derambarsh admet également s’être trompé en affirmant que le « président » de Facebook peut « pendant quatre mois envoyer des messages à volonté aux autres membres de Facebook » et estime avoir été induit en erreur par la mention du nom Facebook dans l’application qui a servi à son élection.
Reste que Arash Derambarsh a réussi un beau tour de force : se servir de la force de frappe d’un Facebook pour améliorer sa notoriété même s’il assure que cette élection n’avait pas cette finalité.